Revue Caminando, vol. 39, no. 2

EAU-delà des frontières : rivières en colère, peuples en résistance

 

Date limite pour soumettre une proposition : 8 août 2025

Date limite pour soumettre un texte : 8 septembre 2025

 

Présentation de la revue

Caminando est une revue de réflexion et d’engagement qui diffuse depuis 1980 une information alternative sur les luttes sociales et les droits humains en Amérique latine. Caminando publie des articles portant un regard critique sur les grands enjeux qui animent la vie sociopolitique latino-américaine et sur les luttes pour la défense des droits et pour l’autodétermination menées en Amérique latine, mais aussi au Québec et au Canada. La revue publie également des récits et des poèmes, de même que des illustrations et des photographies portant sur les thématiques abordées dans chaque numéro. Caminando paraît deux fois l’an en français en format papier et numérique. Les articles sont également publiés en version électronique sur les plateformes Érudit et EBSCO. www.caminando.ca

La revue est publiée par le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), une organisation de solidarité qui travaille à la défense et à la promotion des droits humains en réciprocité avec les mouvements sociaux et les communautés d’Amérique latine, dans la lutte en faveur d’une justice sociale, environnementale, économique et culturelle. www.cdhal.org

 

Prochaine édition de Caminando

Le système capitaliste actuel axé sur la croissance constante et l’hyperconsommation pousse à favoriser un développement économique qui ne se soucie guère de la contamination des territoires et des populations délocalisées de force par les entreprises qui exploitent les ressources naturelles de la Terre-Mère. Depuis les années 1990, sous l’influence du néolibéralisme, la tendance est de considérer l’eau douce comme un bien marchand pour en tirer du profit. L’utilisation de cette ressource précieuse par les grandes industries extractivistes et des multinationales qui cherchent à la privatiser entraîne la vulnérabilisation de millions de personnes partout dans le monde et met en danger plusieurs droits humains fondamentaux. L’hydroélectricité ainsi que les industries minière, pétrolière et agricole sont parmi les plus polluantes au monde parce qu’elles consomment des centaines de millions de tonnes d’eau et produisent autant de déchets toxiques, qui seront rejetés à leur tour dans les océans et les rivières. Dans les régions où les sources d’eau sont contaminées par des substances dangereuses, la santé humaine et animale, les modes de vie ancestraux et la sécurité alimentaire des communautés paysannes et autochtones sont mis en péril.

Plusieurs mouvements sociaux en Amérique latine et au Québec s’intéressent et se mobilisent pour la protection de l’eau et en faveur d’un modèle énergétique juste et respectueux de la nature et des droits humains. La lutte pour la protection de l’environnement représente un combat constant pour celleux qui défendent ce bien commun, jusqu’à mettre leur vie en danger : iels subissent divers types de violence allant de l’intimidation, à la criminalisation jusqu’à la disparition forcée. Selon le plus récent rapport de l’organisation Global Witness publié en septembre 2023, 2106 défenseur⸱es de l’environnement ont été tué⸱es dans le monde en raison de leur militantisme depuis 2012, et 85% (196) des assassinats ont été commis en Amérique latine. Parmi les pays les plus dangereux pour la protection de l’environnement, on compte la Colombie, le Brésil, le Honduras et le Mexique, des pays affectés par le trafic de drogue et des conflits armés. La violence envers les défenseur⸱es est également liées aux interventions des entreprises extractivistes, et l’exploitation minière est répertorié comme la plus mortelle.

Ce numéro est un hommage à l’eau, car sans eau il ne peut y avoir ni de vie ni de paix. L’accès à une eau potable de qualité est un droit humain. Il vise à critiquer le modèle énergétique actuel, tout en faisant des parallèles entre le Québec et l’Amérique latine, à partir des expériences de lutte pour la défense des biens communs et des implications sociales et environnementales des systèmes d’exploitation, de distribution, de vente et de consommation de l’eau. 

À titre d’exemple, mais pas exclusivement, vos contributions pourraient aborder les thèmes suivants :

  • Études de cas sur les conséquences sur l’eau et les collectivités de projets extractivistes (barrage hydroélectrique, industrie minière et mine à ciel ouvert, monoculture intensive, industrie forestière, etc.);
  • Récits de vie, témoignages et expériences de résistance pour la protection de l’eau et de l’environnement;
  • Cas spécifiques de criminalisation de personnes et de communautés qui luttent pour défendre l’eau et l’environnement;
  • Exemple d’initiatives collectives ou de programmes communautaires et alternatifs qui émergent à l’échelle locale et régionale pour protéger et préserver les sources d’eau;
  • Enjeux sociaux : Inégalités sociales et l’accès à l’eau potable, conflits et mobilisations sociopolitiques qui mettent en évidence la situation de l’eau ayant cours en Amérique latine et au Québec, etc;
  • Perspectives féministes : féminisme et écologie, comment les femmes s’organisent pour la protection et la défense de l’eau, impacts du modèle énergétique selon le genre, expérience différenciée dans le contexte de marchandisation et de raréfaction de l’eau, etc;
  • Perspectives décoloniales : exploitation de l’eau par des entreprises étrangères et colonisation, autodétermination des peuples paysans et autochtones, défense des territoires et cultures ancestrales, etc;
  • Enjeux migratoires : politiques migratoires discriminatoires, précarisation du statut migratoire, les déplacements forcés internes et accès à l’eau, etc;
  • Transition énergétique juste : conflits liés à la privatisation de l’eau et à la souveraineté énergétique, expériences de lutte pour la justice énergétique, etc;
  • Enjeux climatiques : impacts spécifiques de la pollution de l’eau sur les communautés et l’environnement, changements climatiques, stress hydrique et déplacements internes de populations, résilience des écosystèmes, etc;
  • Enjeux internationaux : coopération et conflits transfrontaliers face aux sources d’eau.

 

Types de textes

Les contributions peuvent prendre différentes formes : articles d’analyse, comptes rendus d’expériences, entretiens, récits, témoignages, poésie.

 

Procédures éditoriales

Réception des textes

Les articles sont tout d’abord lus par la personne responsable de la coordination de Caminando avant d’être assignés à un membre du comité éditorial, selon le champ de spécialisation ou la langue maternelle. Ceux-ci ont comme responsabilité de réviser les articles, en tenant compte de l’analyse et du positionnement critique, de la structure et de la lisibilité (voir les critères ci-dessous).

Les articles doivent respecter les objectifs, valeurs et thèmes de Caminando, tout en assurant une variété d’opinions et d’analyses. Dans le cas contraire, des modifications pourraient être demandées à l’auteur ou l’autrice de l’article. Le comité éditorial se réserve le droit de refuser un article qui ne respecte pas les critères énoncés.

Traduction et révision des textes

Suite à leur révision par le comité éditorial, les articles sont traduits par un ou une traductrice bénévole. Ensuite, la traduction est révisée par une personne réviseure bénévole avant d’être finalement révisée par la personne coordonnatrice de Caminando et la coordonnatrice du CDHAL.

Critères recherchés : 
1. Les propos de l’article comprennent une perspective critique
2. En fonction du type de texte, les propos sont appuyés par une documentation pertinente
3. Le texte est structuré de façon à favoriser la lisibilité (logique, clarté, concision)

 

Directives de publications

Les directives de publication sont disponibles ici.

 

Dates de tombée

Si vous souhaitez contribuer au prochain volume de Caminando, veuillez nous faire parvenir un titre provisoire et un court résumé de votre texte le plus rapidement possible à l’adresse suivante :  revue@cdhal.org.

Les textes complets devront être reçus au plus tard le 8 septembre 2025. Nous vous invitons toutefois à soumettre votre article lorsqu’il est prêt.