Author: CDHAL

Brouillon

[vc_row][vc_column][vc_column_text] Je suis un bloc de texte, cliquez sur le bouton \"éditer\" pour me modifier. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo. [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]abc

Éditorial – Mobilisations sociales et pandémie

[vc_row][vc_column width="3/6"][vc_column_text]Le contexte de la pandémie de COVID-19 a affecté tout le monde, certes, mais pas tous et toutes de la même manière. Au-delà du « ça va bien aller », elle a exacerbé les graves problématiques sociales, économiques et environnementales. Les mesures sanitaires et gouvernementales pour y faire face ont eu des impacts importants sur les droits des communautés. Dans plusieurs pays en Amérique latine, le slogan « rester chez soi », importé du Nord, qui allait soi-disant sauver des vies, a plutôt eu un effet inverse. Dans un contexte où gagner sa vie implique de sortir de chez soi, le respect de ces mesures signifie mourir de faim pour de nombreuses personnes. D’ailleurs, les décès dus à la faim, bien qu’ils soient difficiles à comptabiliser, auraient désormais dépassé ceux causés par la COVID-19. Comme toujours, le capitalisme et son corollaire, l’extractivisme, ont contourné la crise et en ont profité pour poursuivre l’exploitation illimitée de la nature et engendrer des profits astronomiques. Pendant que la pandémie impliquait la perte de proches et entraînait une avalanche de pertes d’emplois et de revenus, résultant en une augmentation de la pauvreté extrême et de la faim, la richesse des dix hommes les plus riches au monde, quant à elle, a plus que doublé. On compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la pandémie, mais les inégalités, elles, causent la mort d’une personne toutes les 4 secondes à travers le monde[i]. En Amérique latine, de nouvelles formes de résistance sont nées devant l’absence de soutien étatique. Ce sont les mouvements sociaux et les communautés les plus touchées, avec les femmes à l’avant-plan, qui ont organisé des réseaux de solidarité et d’entraide pour répondre aux besoins de leurs concitoyen·ne·s : livraison de produits alimentaires, popotes populaires, brigades d’agent·e·s de santé communautaires, entre autres. On a travaillé à construire des plans d’autosuffisance sanitaire. Différents groupes et mouvements sociaux se sont tournés vers le virtuel pour poursuivre leurs activités et actions. Des voix sont descendues dans les rues de plusieurs pays – dont le Guatemala, la Colombie, le Chili et le Brésil – pour exprimer leur mécontentement et leur désir de changement. Présent depuis des décennies, ce mécontentement s’est exprimé haut et fort, réunissant divers secteurs de la société, entre autres les jeunes, les femmes et les peuples autochtones, ravivant les voix historiquement marginalisées et résultant en des mobilisations citoyennes sans précédent. De nombreux mégaprojets extractifs ont poursuivi leur cours, ayant été déclarés comme activités essentielles tôt après le début de la pandémie. Cette dernière s’est ajoutée à la pression déjà subie par les communautés, dont les peuples autochtones, pour défendre leurs territoires contre l’extractivisme vorace qui cherche à les transformer en région de développement pour des intérêts privés. C’est le cas, entre autres, du mégaprojet controversé et mal-nommé du Train Maya et de la minière Cuzcatlán au Mexique, qui nous sont présentés dans ce numéro. Utilisant les besoins exacerbés des populations pour redorer leur image, les entreprises extractives ont engendré des profits alors que la population traversait la pandémie en pleine sécheresse. En Colombie, un projet de réforme fiscale visant à augmenter les taxes et touchant entre autres, les produits de base, a été l’étincelle d’une grande grève nationale de huit semaines, à partir de la fin avril 2021. La colère sociale, qui grondait déjà depuis 2008, avec des mobilisations autochtones et étudiantes, a éclaté par la réponse violente du gouvernement. Malgré le vent d’espoir que les élections de mai 2022 laissent présager, un panorama d’incertitude, d’instabilité, de répression et de violence se dessine. L’instabilité politique ne laisse pas pour autant les communautés inactives. En Bolivie, des comités déjà formés à la suite du coup d’État de 2019 se sont mobilisés pour pallier l’absence de soutien de base dans un contexte de confinement strict pendant la pandémie. Malgré l’interdiction de circuler, des collectes et distributions de denrées alimentaires et de kits de médecine ancestrale ont eu lieu dans les zones périphériques de Cochabamba. Voulant garder une indépendance politique, ces actions se sont voulues être une expression de la lutte anticapitaliste, anticolonialiste et antiraciste. Au Chili, les inégalités, déjà fortement présentes, se sont accentuées avec la pandémie. La mobilisation sociale d’octobre 2019 qui mettait en lumière ces fortes inégalités a été ravivée après quelques mois de pandémie devant la colère et la faim de la population. Des initiatives de popotes populaires ont ainsi vu le jour pour répondre aux besoins de base des populations vulnérables, sous le slogan « seul le peuple aide le peuple ». L’action politique et la mobilisation se vivent également à travers des initiatives de médias numériques engagés, comme c’est le cas de RUDA femmes+territoires au Guatemala qui contribue à la lutte féministe, en tant qu’outil de contestation et de défense des territoires historiquement transgressés et épuisés par les violences multiples. Des organisations se sont également préoccupées de garder des liens étroits avec des populations marginalisées et en situation de précarité, comme c’est le cas du collectif Tajpianij à Cuetzalan au Mexique. Les voix qui se rejoignent pour former ce numéro de Caminando proviennent des quatre coins du continent et sont porteuses d’espoir en ces temps incertains. Elles témoignent de la résistance, de la créativité et de la solidarité nécessaires à la construction d’alternatives face au capitalisme destructeur et à l’extractivisme qui s’accentuent malgré un contexte aussi particulier que celui d’une pandémie mondiale. Nous vous invitons donc à parcourir les pages de ce numéro qui a été rendu possible grâce à la contribution essentielle des auteurs·trices, poètes, illustrateurs·trices, traducteurs·trices, réviseur·e·s, membres du comité éditorial et nos précieux partenaires. Nous remercions chacune des personnes pour leur implication. Nous espérons que ce numéro contribuera à une réflexion sur les inégalités préexistantes exacerbées et celles engendrées par la pandémie. Bonne lecture, Marie-Eve Marleau et Roselyne Gagnon   [i]Oxfam international (2022). « La fortune des dix hommes les plus riches du monde a doublé pendant la pandémie alors que les revenus de 99 % de la population mondiale ont été moins importants à cause de la COVID-19 », en ligne : https://www.oxfam.org/fr/communiques-presse/la-fortune-des-dix-hommes-les-plus-riches-du-monde-double-pendant-la-pandemie[/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]Crédit illustration de couverture : Liana Perez[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1645557528558{padding-left: 20px !important;}"][/vc_column][vc_column width="2/6"][vc_column_text]Éditorial | Marie-Eve Marleau et Roselyne Gagnon Je suis sortie dans la rue | Sharon Pringle Félix La contestation féministe sur le territoire-corps dans les médias numériques | Andrea Rodríguez, Ketzali Pérez, Marta Karina Fuentes et Lise-Anne Léveillé La pandémie dans la vallée d’Oaxaca : des communautés sans eau et une entreprise minière enrichie | Fernanda Sigüenza Vidal La solidarité en temps de pandémie avec le collectif Nuestra Olla Común | Nasya S. Razavi et Ida Peñaranda TOUT EST POSSIBLE ! Le rêve du Paro Nacional en Colombie | Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) Je suis de la génération du ne pleure pas | Sharon Pringle Félix Résister en pandémie : les peuples autochtones mayas face au mal-nommé Train Maya | Rosalinda Hidalgo Pandémie et mobilisation sociale au Chili : éthique du soin et nouvelles perspectives | Isabel Orellana et Gabriel Poisson Nicolas Guerrero | Iván López Mouvements sociaux au Chili : écoféminisme et interculturalité | Ivette Doizi L’importance des Actions urgentes en soutien à la résistance en Amérique latine depuis le Canada | Équipe des actions urgentes du CDHAL Être autochtone, pauvre et étudiant·e face à la pandémie de 2020 et 2021. Une organisation de jeunes et la COVID à Cuetzalan, Puebla | Ignacio Rivadeneyra Résistance | Martin Pouliot[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]abc

Éditorial – Femmes, pandémie et luttes pour le territoire

[vc_row][vc_column width="3/6"][vc_column_text]Depuis l’avènement de la COVID-19, les risques encourus par quiconque ose placer les biomes et la dignité avant le profit sont encore augmentés. Au « Sud » comme au « Nord », pour certaines femmes, le décret de directives sanitaires s’est avéré absurde, tant la gestion des mesures a été déficiente et l’aide qui les accompagne a été inégalement répartie. La négligence étatique met certaines communautés à grand risque de mourir dans l’indifférence la plus totale, au sein de ces zones dites de « sacrifice ». C’est souvent à partir de ces lieux, où l’aide n’est jamais arrivée, que nous parlent les femmes protagonistes des articles qui suivent. Dans ce numéro de Caminando, ce sont des femmes défenseures et protectrices de la vie, de l’eau, de la nature, des communautés, des territoires, qui prennent la parole et racontent les multiples visages de leurs luttes. Exclusion, marginalisation, criminalisation, paupérisation, stigmatisation, violences genrées, sont les synonymes qu’elles collent à ce que nous appelons « pandémie ». Et si pour les colons du Nord, la pandémie a mis à jour le manque de solidarité et de partage qui a fait en sorte que les plus démuni·e·s sont resté·e·s dans les rues lorsqu’on chauffait des commerces et bureaux vides, ce ne fut pas le cas parmi les réseaux des défenseures des territoires. Le confinement forcé n’a pas brisé les liens et l’organisation bienveillante des femmes, incluant les femmes autochtones et migrantes. Les pages qui suivent dévoilent la façon dont ces femmes, mères, paysannes, guérisseuses ont fait appel à de multiples savoirs ancestraux pour protéger les leurs et leur territoire. Car l’injustice immonde qui suinte du creusement des inégalités a aussi une contrepartie. Voici une invitation à explorer le féminisme décolonial, et à découvrir les récits de résilience, la résurgence des cosmovisions, le renforcement des mouvements de souveraineté territoriale, la création d’une solidarité élargie entre les peuples qui luttent pour la survie de toutes les formes de vie, humaine et non-humaine. Les textes de cette œuvre collective ont été traduits et révisés avec l’intention de laisser transparaître le plus possible la culture et l’expérience des femmes collaboratrices. À l’instar de l’image de la page couverture, notre intention était de les suivre, comme complices, pour transmettre leur message avec transparence, et pouvoir ainsi s’éduquer humblement à partir de leur positionnement. Grâce à nos nombreux partenaires, la revue Caminando continue son élan de développement et touche un lectorat de plus en plus large. Nous remercions toutes les équipes, indispensables et généreuses, qui ont collaboré à concrétiser ce numéro : le comité éditorial, les traducteurs·trices, les réviseur·e·s, les artistes, l’équipe des actions urgentes et du projet migration du CDHAL, et bien sûr, les femmes défenseures elles-mêmes. Bonne lecture, Giulietta Di Mambro et Marie-Ève Marleau[/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]Crédit illustration de couverture : Leplesh[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1645557528558{padding-left: 20px !important;}"][/vc_column][vc_column width="2/6"][vc_column_text]

Table des matières

Éditorial | Giulietta Di Mambro et Marie-Eve Marleau Les territoires en temps de pandémie : entre ressources et sources de savoirs | Mélisande Séguin Dialogue en défense de la Terre-Mère et de la vie : « Le combat continuera, grâce à nous, grâce aux femmes » | Audrey-Ann Allen, Maïra de Roussan, Alexandre Maheux-Diaz, Rosa Lima Peralta et Giulietta Di Mambro Découdre la crise, tisser le futur : impacts de la COVID-19 sur la vie et les luttes des défenseures mésoaméricaines des droits humains | IM-Defensoras La Hija del Pueblo | Cecilia Muriel Entrevue avec Milena Florez, présidente du Mouvement Ríos Vivos et leadeuse de AMARÚ | Natalia Perez Guérir et rêver en communauté | Entretien avec Luz Marina Escué, par Diana Potes Le peuple ne se rendra pas, carajo ! | Entrevue avec Miyela Riascos, par Jessica Ramos G. avec la collaboration de Martha Lucia Gomez Territoires, pandémie et féminismes à l’heure de la décolonisation | Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) Ya no mas violencia | Eiling González Jimenez Les femmes autochtones du Brésil mobilisent leur force ancestrale dans la lutte pour leurs droits face à la crise de la COVID-19 | Christiane Julião Pankararu, Rosa Lima Peralta et Maïra de Roussan Réflexions d’une guerrière autochtone de l’Amazonie brésilienne sur la pandémie de COVID-19 | Entrevue avec Maria Leonice Tupari, par Kelly Russo et Rosa Lima Peralta La lutte radicale des femmes paysannes pour la vie : « Semer la résistance, contre la faim et la violence » | Entrevue avec Kelli Mafort, par Rosa Lima Peralta et Wanda Minnig, Stéphanie Doucet, Caio Santiago, Arthur Griot, Audrey-Ann Allen et Amanda Anderson de l’équipe des actions urgentes du CDHAL Kikilla | Mariela Condo Elsa Merma Ccahua : porte-parole des Andes péruviennes face à l’extractivisme et l’invisibilisation | Pamela Moya Carrera Préserver la vie dans le bassin de Puinahua : les femmes Kukama Kukamiria face à la COVID-19 dans un contexte d’exploitation pétrolière | Roxana Vergara Rodríguez rivièrerécit | Katherena Vermette Femmes pour l’eau : la résistance d’une lutte vitale | Carolina Maldonado Pinto, Cristina Ruiz Montegro, Lorena Donaire Cataldo, Maximiliano Cortés Oyanedel et Pamela Díaz Márquez La révolte d’hier nous a préparées pour celle d’aujourd’hui | Constanza C. et Stefanía V. du Comité Socioambiental de la Coordinadora Feminista 8M Le care ou la culture de la sollicitude à travers les Amériques : luttes écoféministes au Québec et au Chili | Gabriel Poisson et Isabel Orellana Chanson pour les 40 ans de Caminando | Joëlle Gauvin-Racine, Dominic Bienvenue et Giulietta Di Mambro Femmes sans statut en lutte pour la régularisation et la dignité | Comité de femmes de l’Association des travailleurs et travailleuses temporaires d’agences de placement (ATTAP) Les femmes Anishnabe répondent à l’appel de l’Odinewin | Entrevue avec Shannon Chief, par Giulietta Di Mambro, en collaboration avec Heather Shantz[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]abc

Caminando, vol. 36, no. 1 : Appel à illustrations

Revue Caminando, vol. 36, no. 1

Mobilisations sociales et pandémie

APPEL À ILLUSTRATIONS

  Présentation de la revue Caminando est une revue de réflexion et d’engagement qui diffuse depuis 1980 une information alternative sur les luttes sociales et les droits humains en Amérique latine. Caminando publie des articles portant un regard critique sur les grands enjeux qui animent la vie sociopolitique latino-américaine et sur les luttes pour la défense des droits et pour l’autodétermination menées en Amérique latine, mais aussi Québec et au Canada. La revue publie également des récits et des poèmes, de même que des illustrations et photographies portant sur les thématiques abordées dans chaque numéro. Caminando paraît deux fois l’an en français en format papier. Les articles sont également publiés en version électronique dans leur langue d’origine. Les textes des éditions antérieures sont aussi accessibles en ligne. www.caminando.ca La revue est publiée par le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), une organisation de solidarité qui travaille à la défense et à la promotion des droits humains en réciprocité avec les mouvements sociaux et les communautés d’Amérique latine, dans la lutte en faveur d’une justice sociale, environnementale, économique et culturelle. www.cdhal.org   Prochaine édition de Caminando La pandémie qui a secoué le monde depuis mars 2020 a généré de multiples restrictions et a entraîné des changements profonds au niveau de la résistance et de la mobilisation sociale. Comme toujours, le capitalisme est parvenu à contourner les crises et à en profiter. Les failles des politiques néolibérales apparaissent de manière claire et explicite. L’année 2021 a été marquée par une effervescence sur le plan politique dans de nombreux pays de la région de l’Amérique latine. Les mobilisations populaires se sont transformées en fonction du contexte et ont dû se réinventer. Mais comment se portent-elles près de deux ans après le début de la pandémie? Quelles sont les revendications des mouvements sociaux et comment les populations se sont-elles organisées pour lutter pour leurs droits et défendre leurs territoires dans un contexte de pandémie? Les groupes et mouvements sociaux ont dû innover afin de poursuivre leurs luttes qui ont parfois eu à se tourner vers un mode virtuel et qui ont vu apparaître de nouveaux enjeux du fait du contexte sanitaire. Pour certains, de nouveaux outils sont apparus. Comment est-on arrivé à s’organiser de façon virtuelle? Comment le faire de façon sécuritaire? Au Chili, en Colombie, au Brésil, entre autres, les personnes sont tout de même descendues dans la rue, même si les gouvernements les mettaient en garde ou leur interdisaient. Les mesures autoritaires des gouvernements justifiées par la pandémie, la répression étatique, la violence institutionnelle et intrafamiliale, étaient devenues plus dangereuses que la maladie elle-même. Ce volume de Caminando, dont un premier numéro est prévu en avril 2022 et un second en octobre 2022, permettra de présenter un aperçu de la conjoncture et des luttes sociales et politiques de différents pays d’Amérique latine, et de contribuer à la réflexion sur la transformation des mouvements sociaux durant la pandémie.   Projet Caminando est à la recherche de personnes souhaitant s’exprimer à travers l’art et contribuer au prochain numéro de la revue. Les contributions peuvent prendre plusieurs formes, notamment des dessins, peintures, collages, gravures, entre autres. Depuis 40 ans, la revue continue d’exister grâce à l’apport solidaire et l’engagement bénévole des nombreuses personnes qui contribuent à la rédaction, à l’illustration, à la traduction, à la révision et à l’édition de son contenu. Cet appel à illustrations est donc de nature solidaire et bénévole.   Spécifications Les illustrations doivent être envoyées en haute résolution (300 dpi), en format .png, .jpeg ou .tiff. Les illustrations seront publiées en noir et blanc, à l’exception de l’illustration sélectionnée pour la page couverture.   Sélection Toutes les illustrations respectant les spécifications et le thème seront publiées dans la revue Caminando. Un comité de sélection se réunira en mars 2022 afin de sélectionner l’illustration qui sera publiée en couverture. Une contribution solidaire et symbolique de 100$ sera remise à l’artiste sélectionné.e pour réaliser la couverture de la revue. NB : Mis à part la contribution solidaire accordée pour la couverture, nous tenons à souligner que la contribution à Caminando n’est pas rémunérée.   Dates limites Pour le couverture : nous vous invitons à nous informer de votre intention de soumettre une illustration dès que possible. Les illustrations finales doivent être envoyées au plus tard le 5 avril 2022 à caminando@cdhal.org.abc

Appel de textes : Revue Caminando, vol. 36, 2022

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APPEL DE TEXTES

 Revue Caminando, vol. 36, 2022

Mobilisations sociales et pandémie

  Date limite pour soumettre une proposition : 10 janvier 2022   Présentation de la revue Caminando est une revue de réflexion et d’engagement qui diffuse depuis 1980 une information alternative sur les luttes sociales et les droits humains en Amérique latine. Caminando publie des articles portant un regard critique sur les grands enjeux qui animent la vie sociopolitique latino-américaine et sur les luttes pour la défense des droits et pour l’autodétermination menées en Amérique latine, mais aussi Québec et au Canada. La revue publie également des récits et des poèmes, de même que des illustrations et photographies portant sur les thématiques abordées dans chaque numéro. Caminando paraît deux fois l’an en français en format papier. Les articles sont également publiés en version électronique dans leur langue d’origine. Les textes des éditions antérieures sont aussi accessibles en ligne. caminando.ca La revue est publiée par le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), une organisation de solidarité qui travaille à la défense et à la promotion des droits humains en réciprocité avec les mouvements sociaux et les communautés d’Amérique latine, dans la lutte en faveur d’une justice sociale, environnementale, économique et culturelle. www.cdhal.org   Prochaine édition de Caminando La pandémie qui a secoué le monde depuis mars 2020 a généré de multiples restrictions et a entraîné des changements profonds au niveau de la résistance et de la mobilisation sociale. Comme toujours, le capitalisme est parvenu à contourner les crises et à en profiter. Les failles des politiques néolibérales apparaissent de manière claire et explicite. L’année 2021 a été marquée par une effervescence sur le plan politique dans de nombreux pays de la région de l’Amérique latine. Les mobilisations populaires se sont transformées en fonction du contexte et ont dû se réinventer. Mais comment se portent-elles près de deux ans après le début de la pandémie? Quelles sont les revendications des mouvements sociaux et comment les populations se sont-elles organisées pour lutter pour leurs droits et défendre leurs territoires dans un contexte de pandémie? Les groupes et mouvements sociaux ont dû innover afin de poursuivre leurs luttes qui ont parfois eu à se tourner vers un mode virtuel et qui ont vu apparaître de nouveaux enjeux du fait du contexte sanitaire. Pour certains, de nouveaux outils sont apparus. Comment est-on arrivé à s’organiser de façon virtuelle? Comment le faire de façon sécuritaire? Au Chili, en Colombie, au Brésil, entre autres, les personnes sont tout de même descendues dans la rue, même si les gouvernements les mettaient en garde ou leur interdisaient. Les mesures autoritaires des gouvernements justifiées par la pandémie, la répression étatique, la violence institutionnelle et intrafamiliale, étaient devenues plus dangereuses que la maladie elle-même. Ce volume de Caminando, dont un premier numéro est prévu en avril 2022 et un second en octobre 2022, permettra de présenter un aperçu de la conjoncture et des luttes sociales et politiques de différents pays d’Amérique latine, et de contribuer à la réflexion sur la transformation des mouvements sociaux durant la pandémie. À titre d’exemple, mais pas exclusivement, vos contributions pourraient aborder les thèmes et sous-thèmes suivants :
  • Des analyses et réflexions sur les mobilisations sociales et politiques ayant cours dans différents pays d’Amérique latine et la place des mouvements sociaux dans le contexte de la pandémie ;
  • Des analyses sur les conditions de vie et les inégalités sociales exacerbées par la pandémie ;
  • L’accès à la communication et la nécessité de se réinventer et d’innover dans le contexte de la pandémie ;
  • L’extractivisme numérique, c’est-à-dire la question du contrôle et de la surveillance des données, des réseaux sociaux, de l’influence de l’opinion publique à travers les algorithmes, la diffusion des fausses nouvelles.
  • Ou toute autre contribution en lien avec la thématique
  Types de textes Les contributions, d'environ 1 500 mots, peuvent prendre différentes formes : articles d’analyse, comptes rendus d’expériences, entretiens, récits, témoignages, poésie. Les directives de publication sont disponibles ici.   Procédures éditoriales Processus de traitement des textes  Réception des textes Les articles sont tout d’abord lus par la personne responsable de la coordination de Caminando avant d’être assignés à un membre du comité éditorial, selon le champ de spécialisation ou la langue maternelle. Ceux-ci ont comme responsabilité de réviser les articles, en tenant compte de l’analyse et du positionnement critique, de la structure et de la lisibilité (voir les critères ci-dessous). Les articles doivent respecter les objectifs, valeurs et thèmes de Caminando, tout en assurant une variété d’opinions et d’analyses. Dans le cas contraire, des modifications pourraient être demandées à l’auteur ou l’autrice de l’article. Le comité éditorial se réserve le droit de refuser un article qui ne respecte pas les critères énoncés. Traduction et révision des textes Suite à leur révision par le comité éditorial, les articles sont traduits par un ou une traductrice bénévole. Ensuite, la traduction est révisée par une personne réviseure bénévole avant d’être finalement révisée par la personne coordonnatrice de Caminando et la coordonnatrice du CDHAL. Critères recherchés : 
  1. Les propos de l’article comprennent une perspective critique
  2. En fonction du type de texte, les propos sont appuyés par une documentation pertinente
  3. Le texte est structuré de façon à favoriser la lisibilité (logique, clarté, concision)
  Date de tombée Si vous souhaitez contribuer au prochain volume de Caminando, veuillez nous faire parvenir d’ici le 10 janvier 2022 le titre provisoire et un court résumé de votre texte à l’adresse suivante :  caminando@cdhal.org. Pour le numéro d’avril 2022: les textes complets devront être reçus au plus tard le 27 février 2022. Pour le numéro d’octobre 2022 : les textes complets devront être reçus au plus tard le 14 août 2022. Nous vous invitons toutefois à soumettre votre article lorsqu’il est prêt.  
  Haga clic aquí para la convocatoria en español. Click here for the English version of the call for papers. Leia aqui a versão em português da chamada de artigos.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]abc